Climatiseur Chambre Silencieux 2026 : Tableau Acoustique Réel et Guide pour Dormir Enfin
Cette page est exclusivement consacrée à une question précise : quelle solution de climatisation permet de dormir 7 à 9 heures par nuit, fenêtres fermées, sans être réveillé par le compresseur ? Ce n'est pas un guide généraliste sur "comment choisir une clim silencieuse" : c'est un guide centré sur la chambre à coucher, le sommeil partagé et les contraintes acoustiques nocturnes spécifiques à cet usage.
Si vous avez acheté un climatiseur mobile et que le bruit vous empêche de dormir, vous trouverez un verdict honnête sur votre situation. Si vous cherchez la meilleure solution pour une chambre, les données acoustiques réelles de chaque famille de produit sont comparées ci-dessous. Pour des références Mitsubishi Electric spécifiquement, la page climatisation Mitsubishi Electric détaille la gamme MSZ-LN, référence silencieuse du marché. Pour un profil mobile plus généraliste, consultez clim portable pas cher avec des attentes acoustiques honnêtes.
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Climatiser une chambre sans sacrifier le sommeil : ce que cela exige vraiment en 2026
Climatiser une chambre à coucher n'est pas la même chose que climatiser un salon. La différence fondamentale est la durée d'exposition au bruit : dans un salon, vous utilisez la climatisation pendant 3 à 5 heures d'activité consciente, où votre cerveau filtre les bruits de fond. Dans une chambre, l'appareil fonctionne pendant 7 à 9 heures de sommeil, pendant lesquelles votre cerveau reste partiellement actif pour surveiller l'environnement sonore. Un bruit qui vous semble "acceptable" le soir en regardant la télévision peut provoquer des micro-réveils nocturnes dont vous n'avez pas conscience, mais dont vous ressentez les effets le lendemain matin sous forme de fatigue résiduelle.
La contrainte acoustique d'une chambre est également plus exigeante pour les couples. Un dormeur sur deux est souvent plus sensible au bruit que l'autre. Un appareil que vous trouvez "silencieux" peut empêcher votre partenaire de dormir. Les études sur le sommeil mesurent le seuil de perturbation du sommeil profond à 30 à 35 dB(A) pour les personnes moyennement sensibles, et à 25 à 28 dB(A) pour les personnes très sensibles. Ces seuils représentent des contraintes très strictes que peu d'appareils de climatisation respectent en dehors du split mural inverter haut de gamme.
Le compresseur inverter est la technologie clé qui explique la différence acoustique entre les appareils. Un compresseur On/Off classique fonctionne toujours à pleine vitesse, puis s'arrête brutalement, puis redémarre. Ce cycle de marche/arrêt produit des variations sonores importantes, avec des pics à chaque démarrage et des plages de silence absolu entre les cycles. Ces variations sont particulièrement perturbantes pour le sommeil car elles créent des micro-réveils à chaque redémarrage. Le compresseur inverter, lui, module sa vitesse en continu et peut fonctionner à très basse régime en mode nuit, produisant un bruit constant et très faible plutôt qu'une alternance de silence et de bruit fort.
La chambre impose enfin une contrainte de régulation thermique particulière. Pendant le sommeil, la température corporelle baisse naturellement de 0,5 à 1 degré Celsius, et une chambre trop chaude (au-delà de 20 à 22 degrés) perturbe ce processus et réduit la qualité du sommeil. L'objectif n'est pas de rafraîchir brutalement à 18 degrés, mais de maintenir une température stable et douce, idéalement entre 17 et 20 degrés selon les personnes. Un appareil silencieux qui maintient cette température sans variations est préférable à un appareil puissant mais bruyant qui oscille entre trop chaud et trop froid.
À partir de combien de dB(A) le sommeil profond devient impossible
Pour comprendre les données acoustiques des climatiseurs, commençons par les repères de référence dans le contexte de la chambre à coucher. Une chambre dans un appartement bien isolé, fenêtres fermées et sans bruit de rue, présente un bruit de fond ambiant de 20 à 25 dB(A). C'est le niveau du silence relatif, celui d'une pièce où on entend légèrement le bourdonnement de l'électronique en veille et les légers craquements de la structure. C'est dans ce contexte que votre climatiseur fonctionnera toute la nuit.
Les données scientifiques sur l'impact du bruit nocturne sont claires. L'Organisation Mondiale de la Santé recommande un bruit de fond nocturne inférieur à 30 dB(A) dans les chambres pour préserver la qualité du sommeil. Au-delà de 35 dB(A), des perturbations du sommeil sont observables chez la majorité des dormeurs. Au-delà de 40 dB(A), des micro-réveils mesurables à l'électroencéphalogramme surviennent même chez les dormeurs qui ne se plaignent pas de mauvais sommeil. Ces seuils sont des moyennes : certaines personnes dorment bien à 35 dB(A), d'autres sont perturbées dès 25 dB(A).
La nature du son est aussi importante que son intensité en dB(A). Un son blanc constant (type souffle d'air régulier) perturbe moins le sommeil qu'un bruit intermittent à niveau équivalent. C'est pourquoi un split inverter en mode nuit à 22 dB(A) avec un flux d'air constant et doux perturbe moins qu'un monobloc mural à 40 dB(A) dont le compresseur cycle irrégulièrement. Les fréquences basses (inférieures à 500 Hz) sont particulièrement pénétrantes car elles se propagent mieux à travers les murs et ne sont pas atténuées par les bouchons d'oreilles standard.
La mesure du bruit des climatiseurs en dB(A) est également réalisée dans des conditions spécifiques qui peuvent s'éloigner de la réalité de votre chambre. Les constructeurs mesurent en chambre anéchoïque à 1 mètre de l'unité intérieure. Dans votre chambre réelle, avec des surfaces réfléchissantes (murs, plafond, parquet), le bruit perçu est généralement de 2 à 4 dB(A) supérieur. Un appareil annoncé à 21 dB(A) produira typiquement 23 à 25 dB(A) dans une chambre réelle, ce qui reste excellent. Un appareil annoncé à 45 dB(A) produira 47 à 49 dB(A), ce qui est incompatible avec le sommeil profond.
Tableau acoustique réel pour la chambre : six familles d'appareils mesurées en mode nuit, dB(A) à un mètre du lit, sommeil profond ou sommeil agité
Le tableau suivant est le premier comparatif acoustique transversal de ce site. Il présente les six familles de solutions disponibles pour climatiser une chambre en 2026, avec pour chaque famille le niveau de bruit en mode nuit mesuré à un mètre de l'unité soufflante, le bruit ambiant typique d'une chambre de référence, et un verdict de sommeil basé sur les seuils OMS et les retours d'expérience réels des utilisateurs.
| Famille | Exemples | Bruit mode nuit | Ambiant chambre | Verdict sommeil |
|---|---|---|---|---|
| Split inverter premium | Daikin Stylish, Mitsubishi MSZ-LN, Atlantic Zenkeo | 19 à 22 dB(A) | 20 à 25 dB(A) | Sommeil profond possible |
| Split inverter standard | Daikin Perfera, Atlantic Takao M2, Mitsubishi MSZ-AP | 22 à 26 dB(A) | 20 à 25 dB(A) | Sommeil satisfaisant |
| Ventilateur silencieux à brumisation | Dyson Purifier Cool, Vornado, Stadler Form | 25 à 35 dB(A) | 20 à 25 dB(A) | Sommeil satisfaisant (sans froid vrai) |
| Monobloc mural sans unité extérieure | Innova, Olimpia Splendid, Airton haut de gamme | 38 à 44 dB(A) | 20 à 25 dB(A) | Sommeil agité probable |
| Climatiseur de fenêtre | Klimea, Olimpia Bi2 Slimevo | 42 à 50 dB(A) | 20 à 25 dB(A) | Sommeil agité, réveils fréquents |
| Climatiseur mobile | De'Longhi, Whirlpool, Electrolux, Haier | 48 à 58 dB(A) | 20 à 25 dB(A) | Sommeil fortement perturbé |
Niveaux sonores en mode nuit mesurés à 1 mètre de l'unité intérieure en fonctionnement normal à puissance réduite. Bruit ambiant de référence : chambre bien isolée, fenêtres fermées, dans un immeuble calme. Sources : fiches techniques constructeurs 2026, mesures OMS et données acoustiques de référence. Les valeurs réelles en conditions de chambre peuvent être de 2 à 4 dB(A) supérieures aux valeurs constructeurs.
La lecture de ce tableau révèle un décrochage très net entre les deux premières familles et les quatre suivantes. Le split mural inverter, qu'il soit premium (Daikin Stylish, Mitsubishi MSZ-LN, Atlantic Zenkeo) ou standard (Daikin Perfera, Atlantic Takao M2), reste dans la zone de confort acoustique nocturne (19 à 26 dB(A)) grâce à son compresseur extérieur. Toutes les autres solutions, du monobloc mural au climatiseur mobile en passant par le climatiseur de fenêtre, génèrent un bruit de 38 à 58 dB(A) qui dépasse les seuils de perturbation du sommeil profond.
La colonne "ventilateur silencieux à brumisation" est incluse à titre comparatif. Ces appareils (Dyson Purifier Cool, Vornado, Stadler Form) ne refroidissent pas vraiment l'air par compression frigorifique : ils soufflent de l'air à température ambiante avec un léger effet de brumisation évaporatoire. Leur bruit de 25 à 35 dB(A) est compatible avec le sommeil mais leur effet rafraîchissant est limité et nul dès que l'humidité ambiante dépasse 60 %. Ils sont mentionnés car certains utilisateurs les utilisent en chambre par défaut après une mauvaise expérience avec un mobile trop bruyant.
Un point important sur la méthodologie : le tableau mesure le bruit à 1 mètre de l'unité intérieure. Dans une chambre standard de 12 à 20 m², l'unité intérieure est généralement à 2 à 4 mètres du lit. La réduction acoustique avec la distance est d'environ 6 dB(A) par doublement de distance (loi en champ libre). À 2 mètres, soustrayez environ 3 dB(A) des valeurs indiquées. À 4 mètres, soustrayez environ 6 à 7 dB(A). Ces corrections confirment que seul le split mural inverter reste en-deçà du seuil de 30 dB(A) même à proximité du lit.
Les monoblocs sans unité extérieure : la fausse promesse acoustique pour la chambre
Le monobloc mural sans unité extérieure est souvent présenté comme une alternative "discrète et silencieuse" face aux splits avec groupe extérieur. Cette présentation est trompeuse pour la chambre à coucher. Le monobloc mural est certes plus silencieux qu'un climatiseur mobile (38 à 44 dB(A) contre 48 à 58 dB(A)) mais il reste deux fois plus bruyant qu'un split inverter de qualité (19 à 26 dB(A)) à distance équivalente. Cette différence de 15 à 20 dB(A) est énorme : rappelons qu'une augmentation de 10 dB(A) correspond à une multiplication par dix de l'intensité sonore physique, et à une perception de bruit environ deux fois plus fort selon l'échelle perceptive.
La raison structurelle est simple : le compresseur est à l'intérieur. Qu'importe la qualité des plots anti-vibration et l'épaisseur des parois du boîtier, un compresseur logé à l'intérieur du logement génère des vibrations qui se transmettent à la structure du bâtiment. En chambre, ces vibrations basse fréquence (de 80 à 200 Hz) sont particulièrement perturbantes car elles ne sont pas atténuées par les bouchons d'oreilles, qu'elles se propagent à travers le plancher et les murs, et qu'elles peuvent être ressenties autant qu'entendues.
Les monoblocs muraux haut de gamme (Innova 2,5 kW à 38 dB(A) en mode nuit, Olimpia Splendid Bi2 à 40 dB(A)) sont les meilleurs du segment et peuvent convenir pour des dormeurs peu sensibles au bruit ou pour des chambres secondaires (chambre d'amis, chambre d'enfant) où l'usage nocturne est moins exigeant. Pour une chambre parentale utilisée chaque nuit avec un partenaire léger dormeur, ils restent insuffisants dans la grande majorité des cas.
Une limite supplémentaire peu documentée des monoblocs muraux en chambre est le bruit des conduits de ventilation. Les deux conduits cylindriques traversant le mur génèrent un bruit aéraulique : l'air extérieur aspiré par le condenseur produit un sifflement dont l'intensité dépend du diamètre des conduits, de leur longueur et de la vitesse du vent extérieur. Par nuit de vent fort, ce bruit de conduit peut s'ajouter au bruit mécanique du compresseur et porter le niveau sonore perçu de 1 à 3 dB(A) au-dessus des valeurs mesurées en conditions calmes. Pour les chambres sur façade exposée au vent dominant, c'est un facteur à anticiper.
Les climatiseurs mobiles : le piège du décibel constructeur contre le décibel réel en chambre
Le climatiseur mobile est le produit le plus vendu en grande surface pendant les canicules, et le plus souvent regretté pour la chambre à coucher. Les fiches techniques affichent des niveaux de bruit de 45 à 52 dB(A) qui semblent gérables en les lisant en magasin. En conditions réelles dans une chambre à 20 à 25 dB(A) ambiants, ces mêmes appareils produisent une nuisance sonore incompatible avec le sommeil profond pour la grande majorité des adultes.
Plusieurs facteurs expliquent l'écart entre le dB(A) constructeur et le dB(A) réel perçu en chambre. Le premier est la méthode de mesure : les constructeurs mesurent en chambre anéchoïque (sans surfaces réfléchissantes) à 1 mètre de l'appareil. Dans une chambre avec un parquet, des murs en béton enduit et un plafond bas, les réflexions sonores augmentent le niveau perçu de 2 à 6 dB(A) selon la géométrie de la pièce. Le deuxième facteur est la position de l'appareil au sol : le compresseur d'un mobile pose directement sur le sol sans isolation phonique, transmettant ses vibrations au plancher qui devient lui-même une source sonore par rayonnement solidien.
Le troisième facteur, souvent oublié, est le bruit du tuyau d'évacuation. L'air chaud expulsé à travers le tuyau à haute vitesse génère des turbulences qui produisent un bruit de sifflement de 2 à 5 dB(A) supplémentaires en bout de tuyau, là où il sort par la fenêtre. Ce bruit est intime à la pièce et particulièrement perceptible la nuit. Enfin, le mode nuit des climatiseurs mobiles réduit la vitesse du ventilateur mais ne change pas fondamentalement la dynamique du compresseur, dont les cycles marche/arrêt restent la principale source de perturbation du sommeil.
La conclusion pratique est sans appel pour la chambre : si vous possédez un climatiseur mobile et que son bruit vous empêche de dormir, aucun réglage ni aucun mode nuit ne résoudra le problème structurel. La seule solution efficace est de déplacer l'appareil dans la pièce adjacente (salon ou couloir) et d'entrouvrir la porte de la chambre, de sorte que le froid arrive dans la chambre par convection naturelle mais que le bruit de l'appareil reste atténué par la distance et la porte. Cette solution de compromis ne remplace pas une vraie climatisation silencieuse, mais elle peut suffire les nuits les plus chaudes en attendant une installation permanente.
Le mode nuit : ce qu'il fait vraiment et ce qu'il ne fait pas
Le mode nuit est une fonction présente sur la grande majorité des climatiseurs modernes, mais sa définition varie selon les constructeurs et les gammes. Dans sa version basique, le mode nuit se contente de réduire la vitesse du ventilateur de l'unité intérieure de 20 à 30 %, ce qui abaisse le bruit de soufflage de 2 à 4 dB(A) et réduit la sensation de courant d'air. Dans sa version avancée (Daikin "Quiet mode", Mitsubishi "Low fan speed", Atlantic "Silent"), il combine la réduction du ventilateur avec une limitation de la vitesse du compresseur inverter et une gestion adaptative de la température consigne.
Sur les splits inverter, le mode nuit peut également inclure une montée progressive de la consigne de température. Certains modèles (Mitsubishi MSZ-LN, Daikin Stylish) augmentent automatiquement la consigne de 0,5 degré par heure pendant les 8 heures de mode nuit, pour atteindre une consigne 2 à 3 degrés supérieure en fin de nuit. Cette logique reflète la baisse naturelle de la température corporelle pendant le sommeil et évite que la chambre ne devienne trop froide vers 3 à 4 heures du matin, ce qui est une cause fréquente de réveil inconfortable.
Ce que le mode nuit ne peut pas faire : compenser un niveau de bruit structurellement incompatible avec le sommeil. Sur un climatiseur mobile qui génère 52 dB(A) en mode normal, le mode nuit ramène le niveau à 48 dB(A). Ces 4 dB(A) de gain sont réels mais insuffisants : 48 dB(A) reste 15 à 20 dB(A) au-dessus du seuil de sommeil profond. De même, le mode nuit d'un monobloc mural à 44 dB(A) en mode normal peut descendre à 40 à 42 dB(A), toujours trop élevé pour la plupart des dormeurs sensibles.
Un comportement acoustique spécifique à surveiller pendant la nuit est le redémarrage du compresseur après un cycle d'arrêt. Quand la consigne de température est atteinte, le compresseur s'arrête (bruit relatif) puis redémarre lorsque la température remonte au-delà de la consigne (bruit brusque). Ce pic sonore au redémarrage est souvent de 5 à 8 dB(A) supérieur au bruit de fonctionnement continu et représente le principal facteur de micro-réveil nocturne, même sur les splits haut de gamme. Les modèles avec compresseur inverter minimisent ce phénomène en réduisant la vitesse plutôt qu'en s'arrêtant, mais ne l'éliminent pas totalement.
Comment obtenir un devis pour un split silencieux dans votre chambre
Si les données présentées dans ce guide vous ont convaincu qu'un split mural inverter est la seule solution réellement silencieuse pour votre chambre, voici comment obtenir un devis adapté à votre situation. La première étape est de préciser clairement votre usage lors de la demande de devis : chambre à coucher, utilisation nocturne principale, sensibilité au bruit élevée. Cette précision oriente l'installateur vers les gammes premium (MSZ-LN, Stylish, Zenkeo) plutôt que vers les entrées de gamme qui, bien que correctes pour un salon, ne sont pas optimisées pour une chambre.
Le deuxième critère à préciser est la puissance souhaitée. Pour une chambre standard de 12 à 20 m², une puissance de 2 à 2,5 kW est généralement suffisante si la chambre est bien isolée et ne présente pas d'exposition plein sud sans protection solaire. Pour une chambre mansardée, une chambre en angle d'immeuble ou une chambre avec grande baie vitrée sud-ouest, la puissance nécessaire monte à 2,5 à 3,5 kW. Une unité surdimensionnée fonctionne moins longtemps mais à niveaux plus élevés lors des cycles, tandis qu'une unité correctement dimensionnée tourne plus longtemps à basse vitesse : pour le confort acoustique nocturne, c'est le second comportement qui est préférable.
Le positionnement de l'unité intérieure dans la chambre mérite aussi d'être discuté avec l'installateur. Pour minimiser le bruit perçu depuis le lit, l'unité intérieure doit être positionnée en face du lit (pas au-dessus) de façon que le soufflage soit dirigé vers un mur et non directement sur les dormeurs. Elle doit également être placée à une distance d'au moins 2 mètres du lit pour bénéficier de l'atténuation acoustique avec la distance. Un installateur professionnel évalue ces contraintes lors de la visite technique et peut adapter le choix du modèle selon la configuration de la chambre.
Les aides financières disponibles en 2026 s'appliquent aux splits inverter de chambre comme à tout autre split résidentiel : TVA réduite à 5,5 % sur la fourniture et la pose, CEE de 80 à 250 euros selon la puissance et la zone climatique, et MaPrimeRénov' si l'installation remplace un chauffage principal fossile. Pour un Mitsubishi MSZ-LN 2,5 kW posé à 2 400 euros brut, le coût net après TVA réduite et CEE peut descendre à 1 800 à 2 100 euros, ce qui en fait une solution accessible comparée à 10 ans de nuits de mauvaise qualité liées à un appareil inadapté.
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FAQ climatiseur chambre silencieux
À partir de quel niveau de bruit le sommeil profond est-il compromis ?↓
Le seuil critique pour le sommeil profond se situe autour de 30 à 35 dB(A) dans la chambre. En dessous de 30 dB(A), l'appareil est pratiquement inaudible et n'interfère pas avec les cycles de sommeil profond. Entre 30 et 40 dB(A), le bruit est perceptible mais tolérable pour la plupart des dormeurs légers. Au-delà de 40 dB(A), le sommeil profond est compromis pour la majorité des personnes, et les pics de redémarrage du compresseur (claquements ou bourdonnements) peuvent provoquer des micro-réveils répétés qui dégradent la qualité de récupération sur la durée de la nuit.
Quelle est la meilleure solution de climatisation pour une chambre à coucher ?↓
Le split mural inverter haut de gamme (Daikin Stylish, Mitsubishi MSZ-LN, Atlantic Zenkeo) est de loin la meilleure solution pour une chambre. En mode nuit, ces appareils atteignent 19 à 22 dB(A) à un mètre de l'unité intérieure, soit un niveau pratiquement inaudible dans une chambre dont le bruit ambiant se situe à 20 à 25 dB(A). Le compresseur, placé à l'extérieur, génère un bruit de groupe de 45 à 52 dB(A) mais celui-ci ne se perçoit pas à l'intérieur d'une pièce à fenêtres fermées. C'est l'unique type d'appareil qui permet vraiment de dormir sans adapter son sommeil au bruit de la climatisation.
Le mode nuit d'un climatiseur suffit-il à rendre l'appareil silencieux ?↓
Non, le mode nuit d'un climatiseur ne supprime pas le bruit, il le réduit en diminuant la puissance de soufflage et en limitant la vitesse du compresseur. Sur un split mural inverter, le mode nuit fait passer l'unité intérieure de 26 à 28 dB(A) en fonctionnement normal à 19 à 22 dB(A), soit une réduction de 5 à 8 dB(A). Sur un monobloc mural, le mode nuit réduit le niveau de 44 à 48 dB(A) à 38 à 42 dB(A), ce qui reste nettement au-dessus du seuil d'un sommeil profond sans perturbation. Le mode nuit améliore le confort acoustique mais ne compense pas un niveau de départ structurellement trop élevé.
Un climatiseur mobile est-il utilisable dans une chambre la nuit ?↓
Un climatiseur mobile génère en mode nuit un bruit de 48 à 58 dB(A) à un mètre, soit 2 à 3 fois le niveau d'un split inverter premium. Ce niveau est incompatible avec le sommeil profond pour la grande majorité des adultes. Les chiffres constructeurs annoncent souvent des valeurs plus basses (45 à 52 dB(A)) mesurées en chambre anéchoïque, mais en conditions réelles dans une chambre avec murs réfléchissants, le bruit perçu est de 3 à 6 dB(A) supérieur. À cela s'ajoutent les vibrations transmises au sol et au mur, et les cycles intermittents du compresseur qui créent des accélérations sonores particulièrement perturbantes lors des phases de sommeil léger.
Un monobloc mural sans unité extérieure permet-il de dormir correctement ?↓
Un monobloc mural sans unité extérieure génère un bruit de 38 à 46 dB(A) en mode nuit, ce qui le place entre le split premium et le mobile. Il n'est pas silencieux au sens du sommeil profond, mais il est tolérable pour certains dormeurs peu sensibles au bruit. Sa principale limite acoustique par rapport au split est que le compresseur est à l'intérieur de la pièce, ce qui génère des vibrations transmises par la structure et des harmoniques basses fréquences que le niveau en dB(A) seul ne reflète pas. Certains dormeurs souffrent plus des fréquences basses d'un monobloc à 40 dB(A) que du souffle régulier d'un split à 22 dB(A).
Quelle climatisation pour une chambre partagée avec un partenaire sensible au bruit ?↓
Pour une chambre partagée avec un partenaire sensible au bruit, le split inverter premium est la seule solution recommandable. Daikin Stylish (19 dB(A) en mode nuit) et Mitsubishi MSZ-LN (19 dB(A)) se distinguent comme les références de 2026. Le prix posé d'un Daikin Stylish 2,5 kW se situe entre 2 200 et 3 200 euros, celui d'un Mitsubishi MSZ-LN entre 2 000 et 2 800 euros. Ces solutions sont éligibles aux aides financières (TVA 5,5 %, CEE, MaPrimeRénov' si remplacement d'un chauffage fossile), ce qui peut ramener le coût net à 1 400 à 2 200 euros selon les situations.